Un voyage en train

Le chauffeur est en retard.
18h27.
Le train part dans moins d’une heure et c’est juste le moment qu’il a choisi pour aller porter les documents oubliés par ma tante à son bureau. Résultat, ça fait 15 minutes que je fais le pied de grue devant la porte avec mon sac.

J’ai passé la journée à annuler et à manquer des rendez – vous à cause des embouteillages monstres créés par les répétitions des défilés de la fête nationale qui aura lieu deux jours plus tard. S’il y a bien un rendez – vous qu’il hors de question que je loupe, c’est celui avec le dernier train à sortir de cette ville conformiste et guindée. J’y suis revenu par obligation et à contre cœur et maintenant je n’ai qu’une idée fixe, partir. Vite.
Je suis tirée de mes pensées par la réalisation soudaine que la nuit est tombée. Je jette un coup d’œil paniqué à ma montre.
18h43.
Le soleil ne peut pas être déjà couché. J’ai à peine le temps de comprendre et de lever les yeux vers le ciel pour confirmer mes craintes qu’une pluie torrentielle comme seule cette ville sait en produire s’abat sur moi. Je cours à l’intérieur de la maison en pestant contre le chauffeur. Je n’ai que dix mètres à parcourir, mais sous cette pluie battante, c’est plus qu’il n’en faut pour que je sois trempée.
18h48.
Le klaxon de la voiture retentit enfin. Il fait mine de sortir du véhicule pour m’y escorter avec un parapluie mais je ne lui en laisse pas le temps. Je m’engouffre à l’arrière et lui rappelle que j’ai un train à 19h20. Le dernier train! « Ne vous en faites pas, j’ai l’habitude de conduire dans les bouchons et sous la pluie » me répond – il avec la nonchalance et désinvolture qui caractérisent les gens ici.  Et il n’a pas menti. 15 minutes plus tard et au prix de quelques sueurs froides, j’attends dans le hall de la gare qu’on annonce mon train.
19h25
19h30
Pas de train.
Je croise une employée qui me dit qu’il partira à 19h40.
19h45
19h55
Toujours pas de train.
Et aucune information.

Je sens la colère que je tente de contenir depuis le matin gronder en moi. Dans le hall, la plus part des voyageurs se sont tranquillement assoupis, probablement habitués à ce genre de situation. Seul le ronronnement de l’énorme ventilateur et les rires d’un groupe de jeunes hommes dans la salle d’attente réservée à la première classe brisent le silence.
20h40
Le train est enfin annoncé.

Je suis dans un tel état de tension que je suis sur le point de frapper l’employé qui me fait signe de me dépêcher de rejoindre le quai. En arrivant au numéro de voiture inscrit sur mon billet, je comprends pourquoi il me disait de me hâter. Il n’y a plus un seul siège de libre. La seconde classe est complètement surbookée. Je ne sais pas si c’est ma colère ou mon désarroi qu’il perçoit, toujours est-il qu’il me propose de m’installer en première classe. « C’est pratiquement vide et c’est moi qui contrôle. Vous y serez tranquille. En plus c’est climatisé.  » J’ai envie de lui rétorquer que c’est justement pour éviter la climatisation que j’avais acheté un billet seconde classe, mais je me contente de lui dire merci et je m’exécute.
Effectivement, à l’exception du groupe de tout à l’heure, la rame est vide. Et comme je le craignais, le climatiseur fonctionne à plein pot et je suis gelée.
Je sors mon plaid de mon sac de voyage, j’envoie un message au taxi qui m’attend à  l’arrivée pour prévenir de mon retard, je me couvre et entreprends de faire un sieste. La tension aidant, je m’endors aussitôt la tête appuyée sur la vitre.

Je suis réveillée par une sensation étrange. Le train s’est arrêté. Je crois d’abord qu’on arrivé mais un coup d’œil à ma montre me détrompe. J’interroge mes compagnons de rame qui sont attroupés à  une fenêtre. Personne n’a d’information. Je m’approche du groupe et l’un d’eux me cède sa place pour que je puisse passer la tête par la fenêtre et tenter de voir à l’extérieur ce qui s’y passe. C’est le noir complet. Soudainement rapproché par notre nouvel ennemi commun la compagnie de chemin de fer, nous entamons un débat sur les pour et contre du voyage en train. Mes compagnons de galère sont apparemment des habitués de cette ligne qu’ils empruntent plusieurs fois par mois et de ses dysfonctionnements. Ils prennent les choses avec philosophie et avec une dose de patience qui force mon admiration.

Une demie heure plus tard, le train n’a pas redémarré et la discussion s’est essoufflée. Les deux assis dans les fauteuils devant moi se sont endormis. Celui dans le fauteuil à côté de moi aussi. Seul celui derrière moi résiste en pianotant sur son téléphone. Je remonte le plaid sur mes épaules, appuis la tête sur la vitre et à nouveau, ne tarde pas à glisser vers le sommeil.

Cette fois, je suis réveillée par une sensation de chaleur sur ma cuisse qui contraste avec le froid qui règne dans le wagon. Je garde les yeux fermés pour être sûre de bien comprendre ce que je ressens. C’est bien une main. Elle est posée là, sous le plaid, sur ma cuisse, sans bouger. Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi. Le jeune homme à mes côtés (appelons le n°1) a dû sentir que j’étais maintenant complètement réveillée. Sa main caresse à présent ma cuisse, de bas en haut, en remontant chaque fois un peu plus. Quand ses doigts frôlent mon aine, un frisson me parcourt et je me raidis. Ses doigts dégagent doucement la mousseline de ma culotte et promènent sur ma peau. J’écarte légèrement les jambes pour lui signifier qu’il peut s’y aventurer. Mais il n’en fait rien. Il continue à effleurer la peau de mon pubis. Je me sens devenir humide. Je suis partagée entre l’envie d’ouvrir les yeux et croiser les siens, et celle de les garder fermer pour me concentrer sur la chaleur qui se répand dans mon bas ventre. Je choisis la seconde option.
Je me cambre et écarte encore un peu plus les cuisses. Cette fois ci ses doigts se dirigent vers mon entre – jambes. Ils caressent les grands lèvres puis les écartent pour atteindre mon clitoris. Il est déjà tellement imprégné de cyprine que ses doigts virevoltent dessus. Ils le caressent avec une lenteur qui frise la nonchalance. Je sens le plaisir grossir et je tente de le retenir mais c’est peine perdue. Je jouis en m’agrippant au bras de mon fauteuil. Je ne sais pas comment je parviens à ne pas crier. Il garde le doigt appuyé sur mon clito pendant que je reprends mon souffle.

Quand j’ouvre enfin les yeux, je réalise que l’ami de n°1 assis derrière nous (appelons le n° 2 ) n’a pas perdu une miette de la scène. Il se tient debout derrière nous et me regarde en souriant. Il murmure : « Et moi ?  J’ai le droit de te faire jouir  ?  »
Je souris.  Je passe mon bras dans l’espace entre les fauteuils, et m’attelle pour dégager sa queue de son pantalon. La bosse que j’aperçois me dit que cela ne devrait pas être très compliqué. L’organe d’un ébène brillant sent un mélange de musc et de transpiration. N°2 plaque son bassin contre les fauteuils et j’engloutis sa queue sans cérémonial ni préliminaires. Je l’enfonce aussi loin que possible mais je renonce vite à la prendre entièrement en bouche. Je la lape sur toute sa longueur, plusieurs fois, reculant de temps en temps  pour l’observer, belle, luisante de ma salive. Du coin de l’œil j’aperçois n°1 qui se branle lentement.  Je me fais une note mentale : y goûter plus tard.  Je continue à m’affairer sur celle n°2. De ma main gauche j’attrape fermement la base et je la fais aller et venir dans ma bouche. Après quelques minutes, ma mâchoire commence à être douloureuse. Mais hors de question de renoncer avant de l’avoir fait exploser. Je m’applique. Aidée de ma main et de ma langue, ma bouche branle cette queue de plus en plus dure. Alors que je le sens se tendre encore plus, prêt à se rendre, je sens la main de n°1 défaire les boutons de ma robe pour se glisser dans mon soutien gorge. Elle malaxe mon sein mais je sais très bien que c’est mon téton qu’elle cherche. Je fais de mon mieux pour rester concentrée mais la régularité de ma pipe en a pris un coup. Quand il trouve mon téton et le pince, seul le sexe enfoncé dans ma bouche diminue l’intensité du cri que je laisse échapper. Diminue, pas disparaître. L’un des deux assis devant gémit doucement et bouge dans son siège. Nous nous figeons tous les trois, attentifs, attendant de voir s’il va se lever et se retourner. C’est la main que n°1 glisse entre mes fesses qui me fait sortir de cette semi transe.  Je la sens repousser ma culotte et s’enfoncer en moi.  Je suis incapable de bouger pendant qu’elle me fouille. La queue de n°2 reste immobile dans ma bouche. Il ne tente même pas de bouger mais il observe mon visage. Mes yeux sont ouverts mais je ne le vois pas, toute absorbée que je suis par le plaisir que m’apportent les doigts de n°1.

N°2 prend mon visage entre ses mains, retire son sexe de ma bouche et m’embrasse férocement. Je sens les doigts de n°1 se retirer. Quelques secondes s’écoulent, les mains de n°1 soulèvent ma robe, font glisser ma culotte le long de mes cuisses jusqu’à mes genoux, m’attrapent par les hanches m’arrachant au baiser de n°2 pour m’asseoir dos à lui sur ses cuisses. La fraîcheur du préservatif contraste avec la chaleur de ma chatte quand je m’empale sur son membre et me fait frissonner. Quand il vient buter au fond de moi, je presse les deux mains contre ma bouche pour étouffer un gémissement. N°1 lui demeure immobile. Il doit attendre que je donne la cadence. Après tout, n’est ce pas l’intérêt de ce genre de position ? Que la femme puisse déterminer quand, comment, à quelle vitesse et avec quelle intensité ? Cependant, je ne sais pas si c’est à cause de la chaleur lourde et suffocante qui règne dans le wagon depuis que le train et avec lui la climatisation, ou si c’est le gigantisme de son sexe littéralement plaqué à chaque millimètre de mon vagin, mais j’ai beau essayer de soulever les hanches, rien n’y fait. Je ne bouge pas.

N°2 qui a enjambé pour s’asseoir sur le siège que j’occupais se penche vers moi. Je pense qu’il va m’embrasser mais il plonge la tête entre mes cuisses. Sa langue se promène sur mon pubis. N°1 remue le bassin en faisant de petits cercles et son sexe vient se presser contre une paroi du mien, puis contre une autre, puis contre une autre…
N°2 écarte mes cuisses et la pointe de sa langue descend sur mon clitoris. Elle est râpeuse et chaude. Elle le lèche, le titille, joue avec.

C’est le moment que choisi le train pour redémarrer. Les secousses me font chanceler et je pose les mains sur la tête de N°2 ce qui a pour effet d’augmenter l’intensité de ses caresses buccales. Cette fois je ne fais rien pour refréner mes gémissements. N°1 descend les bretelles de mon soutien gorge pour attraper ma poitrine à pleines mains. Il tient fermement mes seins tout en caressant doucement mes tétons durcis par l’excitation.

Nous avons fini par réveiller les deux endormis dans les fauteuils devant nous. Ils ont l’air un peu éberlués par le spectacle que nous offrons mais je m’en fiche. Je ne pense qu’à l’orgasme latent dans mon bas ventre et qui ne demande qu’à exploser. Je ferme les yeux. Je visualise la langue de n°2 tourbillonnant sur mon clitoris. Quand je rouvre les yeux, je vois les deux endormis qui se sont levé et se masturbent en nous regardant. Je jouis intensément, le souffle coupé, le corps tremblant alors que n°2 a cessé de me lécher délicatement pour me manger avec gloutonnerie. Lorsque que je me calme enfin, n°2 sort la tête de sous ma robe. Ses lèvres et le contour de sa bouche sont inondés de mon jus.  J’ai envie d’y goûter.  Je l’attrape par le cou et le plaque contre ma bouche.  N°1 a glissé les mains sous mes fesses pour me faire aller et venir le long de sa queue. Au début, vu sa taille j’ai peur d’avoir mal mais je suis tellement trempée que ça glisse tout seul. C’est presque décevant… Mais c’est tellement bon…

N°2 s’est détaché de ma bouche et il s’est rassis sur le siège à côté d’où il se masturbe. J’essaie de me pencher pour le prendre dans ma bouche mais le membre de N°1 est si fermement encastré en moi que je n’y parviens pas complètement. N°1 qui décidément semble comprendre mes désirs avant que je les exprime, se retire de moi en me soulevant et me place à genoux sur le siège. Je me penche en avant et gobe avec voracité la queue de N°2 tandis que mon cul est complètement offert. La queue qui pénètre mon vagin alors n’est pas celle de N°1, mais une autre, plus fine, plus longue, mais aussi nettement moins endurante. À peine quelques coups de reins et il éjacule, haletant et les ongles enfoncés dans la chair de mes fesses. Il se calme et je sens ses mains retenir la capote quand il se retire. Je continue à pomper N°2 en prenant soin de ralentir voire de m’arrêter quand je le devine au bord de la jouissance. Pas maintenant, pas avant de l’avoir senti dans ma chatte.

Des mains écartent mes fesses. Une langue se promène sur mon anus. Elle le lèche. S’y introduit un peu. Ressort. Le lèche. S’y introduit un peu plus profondément. Ressort. S’y introduit complètement cette fois. Le fouille. Le baise. Cette sensation est presque indescriptible. C’est un plaisir comparable à nul autre. Mon orifice se dilate, avide, gourmand. Mais quand mon amant retire sa langue et tente d’y introduire sa queue, je le retiens. Je tends la main, je l’attrape et la guide plus bas, vers l’autre orifice. Je suis une adepte de la sodomie mais seulement dans certaines conditions. Et là, elles ne sont pas réunies. Le pénis qui me baise à présent est trapu, très large mais moins long que le précédent : ce n’est toujours pas celui de N°1. Je commence à me demander s’il n’a pas déjà jouit en me regardant me faire prendre ainsi.

Mon nouvel amant est terriblement sensuel. Il ne me pilonne pas comme celui avant lui, mais donne l’impression d’être en train de caresser mon vagin avec sa bite. Il s’enfonce jusqu’à la garde, son pubis complètement collé contre mes fesses, puis reviens lentement en arrière jusqu’à ce que seule l’extrémité de son gland soit encore en moi. Après quelques minutes, je comprends que c’est une technique pour se retenir de jouir trop vite. Je m’en plains pas. À chaque fois qu’il s’enfonce, ses couilles, étrangement longues par rapport à son sexe, viennent titiller mon clitoris. Je me laisse toute entière aller à cette douceur, aux ondes de plaisir que m’envoie par à coup mon clito. Je me laisse tellement aller que j’en oublie de contrôler la fellation que je suis en train de faire à N°2 et c’est la chaleur du sperme jaillissant dans ma bouche qui me sort de ma torpeur. J’entrouvre la bouche pour laisser couler sa semence sur sa queue.

Je suis furieuse contre celui qui est en train de me prendre de m’avoir fait rater l’occasion de sentir cette belle queue en moi et je sais exactement comment je vais me venger.  Je commence par effectuer des mouvements circulaires avec mon bassin. Il gémit. Parfait. Je suis sur la bonne voie. Les cercles se font plus rapidement. Il agrippe fortement mes hanches pour tenter de reprendre le contrôle mais je le laisse pas faire. Je donne maintenant des coups de reins secs d’avant en arrière.  J’ai beau être en levrette, c’est moi qui le baise. À ce rythme là, il ne faut pas longtemps avant qu’il ne jouisse en poussant un râle dans lequel je devine un mélange de plaisir et et colère.

Quand il s’est retiré, je me rassois. Je me caresse les cuisses, les lèvres, le ventre, les seins, les yeux mi – clos. N°1 debout dans le couloir me regarde en souriant et se masturbant.  Je comprends qu’il attend que je lui fasse signe, que je lui dise si j’ai encore l’énergie de satisfaire un 4 ème amant. Mais je n’en ai plus.  Je me lève, vais vers lui et me place à genoux devant lui en lui offrant ma poitrine. Il n’a pas l’air déçu. Il se branle et très rapidement, des jets de sperme éclaboussent ma gorge et mes seins. Il reste quelques instants sans bouger puis range son sexe et me tend la main pour m’aider à me relever.
« Ça va ? « , me demande-t-il.
Je hoche la tête, incapable de prononcer un mot.

Je me retourne pour attraper le plaid posé sur un des dossiers. Ils ont l’air encore groggy tout les quatre, chacun affalé dans un fauteuil. Je me demande combien de fois ils ont fait ça dans ce même wagon. Je retourne à la place que j’occupais initialement. J’ouvre mon sac, j’attrape des lingettes, j’essuie ma poitrine et je ragrafe mon soutien gorge et reboutonne le haut ma robe. C’est quand j’entreprends de nettoyer mes cuisses et mon entrejambe que je réalise que je n’ai plus de culotte. Elle a dû glisser sur le lieu des ébats.  Je soupire. Tant pis.  Je m’assois, remonte le plaid sur mes épaules et m’endors aussitôt.

Je suis réveillée par le contrôleur qui me secoue doucement.
« On est arrivé ? »
« Oui. Depuis 15 minutes. Il ne reste plus que vous dans le train.  »
J’attrape mon sac et descends du train.

À la sortie de la gare je cherche des yeux mon chauffeur de taxi.
Je regarde l’heure.
2h49
Pas étonnant qu’il soit parti.
Alors que je suis prête à en happer un autre, je l’aperçois, souriant, avec tout la confiance et l’arrogance que lui octroient ses 26 ans.

5 réflexions sur “Un voyage en train

  1. Quel récit!…
    Ça fait sérieusement monter la température… et je comprend mieux pourquoi il t’as fallut faire de nombreuses pauses lors de l’écriture! ^^
    Félicitations et vivement les prochains récits!!

    Aimé par 1 personne

  2. Quelle belle manière de voyager que la vôtre, quelle belle manière de voyager que de vous lire. Vos mots sont terriblement troublants, l’on suit avec délice et un désir intense ce voyage et l’on ne regrette qu’une chose, ne pas avoir été dans ce train !

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