Escale de retrouvaille

Entendue sur le lit dans ma nuisette noire, je me caresse. Le scénario stipulait pourtant que je devais l’attendre presque nue, simplement vêtue d’un débardeur très moulant, mais après presque 2 ans, mon corps n’est plus celui qu’il a connu et je n’ose m’exposer ainsi, sans filtre ni protection.  Il sait pourtant que j’ai changé. Il sait tout en fait. Au cours des dernières semaines, nous avions repris contact, discuté, échangé des photos plus ou moins vêtus (plus moins que plus si on doit être honnête).

Il sait qu’il ne retrouvera pas le corps auquel il avait été habitué pendant les 9 mois qu’avait duré notre relation.
Relation qui c’était achevée après que je me sois décidé à lui confesser que ma sexualité était à tendance libertine et bisexuelle, voire polyamoureuse. Il avait semblé bien le bien le prendre, surtout après que j’ai choisi de faire l’impasse sur certaines pratiques vu que lui en acceptait d’autres. Et puis la réalité de ce que cela impliquait avait fini par le frapper en plein visage un jour où il avait téléphoné et m’avait trouvé en plein ébats avec mon amante. Il était finalement beaucoup plus classique et traditionnel qu’il le pensait : on s’était séparé quelques semaines plus tard.

Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire maintenant en pensant que c’était justement cet aspect non classique de ma personne, celui là même qui autrefois l’avait partir, qui lui permettait aujourd’hui de réaliser un de ses fantasmes.

Je me caressais doucement le clito. Comme le stipulaient ses instructions, j’étais humide. De fait, j’avais jouis quelques instants plus tôt et je ne voyais pas d’inconvénients à le faire encore une fois avant son arrivée mais déjà la sonnerie de l’interphone retentissait.

Je me lève. J’ouvre la porte de l’immeuble et laisse celle de l’appartement entreouverte. Avant de m’allonger à nouveau, j’attrape un bandeau et je le glisse sur mes yeux. J’ai à peine le temps de l’ajuster que j’entends la porte se refermer. Je tends l’oreille. Quelques secondes plus tard, des lèvres froides se posent sur les miennes. Il m’embrasse. Brièvement. Ça n’a jamais été son truc.

« Je reviens. »
Cette voix… grave, sensuelle. J’avais oublié ça. Il se lève. Cette fois ci les secondes me semblent interminables. Je suis sûre qu’il le fait exprès. Mes pensées s’égarent. L’odeur d’un sexe me ramène à l’instant présent. Il le promène près de mon nez. J’entrouve la bouche. Le cherche. Je pointe la langue. J’ai envie de le goûter. Il n’a pas l’air pressé. Je tente de me redresser sur mes coudes pour tenter d’attraper son sexe avec ma bouche, mais une main me repousse fermement sur le lit. Voilà qui donne le ton…

Il soulève ma nuisette et me pince fortement les tétons. Je crie. « C’est pour te punir n’avoir pas suivi mes instructions ».
Quand j’ouvre la bouche pour rétorquer, il y enfonce sa queue qui va cogner au fond et me provoque un haut le coeur. Saleté. Je suis sûre qu’il est en train de sourire. Je cherche à la retirer mais il m’attrape par les poignées et relève mes bras au dessus de ma tête. Son bassin va et vient. Il me baise la bouche. J’imagine sa cambrure, ses fesses rebondies. J’ai envie de la attraper à pleines mains mais il ne lâche pas son emprise.

Quand il libère enfin un de mes bras, c’est pour utiliser sa main pour torturer mon sein. Je refuse de lui montrer que ça m’excite. Je profite que ma main soit libre pour lui caresser les couilles. Il pousse un gémissement, se retire de ma bouche et descend sur mon ventre qu’il mord.

Par réflexe je remonte les jambes. Ils les attrapent et les passe sur ses épaules. Pendant qu’il me lèche et mordille les cuisses, je tends le bras vers la boîte à capotes. Je la sors son étuis et il me la prend des mains. Pendant qu’il met le préservatif, j’entreprends d’enlever ma nuisette. Je suis encore en train de me battre avec la dentelle quand je le sens s’enfoncer en moi. Quelle raideur… Une image de notre vie commune passée me traverse l’esprit : la sodomie du réveil… allongés en cuillère, son sexe planté entre mes fesses…

Sa queue tendue explore méthodiquement chaque centimètres de ma chatte. Il descend une de mes jambes et se place en ciseaux.
Je sais qu’il adore cette position qui lui offre une vue imprenable à la fois sur mon cul et sur mes seins. Ses coups de reins font se balancer mes seins.
Je n’ai pas besoin de voir pour savoir qu’il ne les quitte pas des yeux. Je tends les mains vers la tête de lit pour lui laisser le loisir d’admirer le tremblement de ma poitrine.

Quand je laisse redescendre mes bras, c’est pour caresser mes seins. Je les malaxe. Je veux me masturber pendant qu’il me prend, mais il repousse mes doigts. Je souris. Ce qui a pour effet de lui faire donner des coups de reins encore plus forts.

Puis sans crier gare, il me plaque sur le ventre, me soulève les hanches des deux mains et s’enfonce à nouveau en moi. L’intensité avec laquelle il me baise alors me déstabilise quelques instants. Son sexe est si dur que ça en est presque douloureux. Je laisse échapper un râle quand il m’attrape par les cheveux et les tire en arrière, m’obligeant à me cambrer un peu plus. Quand il suprend ma main qui s’est glissée entre mes cuisses pour caresser mon clitoris, de sa main libre, il saisit mon bras et le plaque contre mon dos. Il me baise encore plus fort. Si fort que je me dis qu’il ne va pas tarder à jouir. Je me trompe.

Au lieu de ça, il me soulève du lit, toujours enfoncé en moi, s’assoit et, passe ses mains sous mes fesses et me fait aller et venir sur sa queue.
« Caresse toi », me dit-il. « Fais toi jouir. Je veux sentir ta chatte se contracter sur ma bite ».

Pas besoin de me le dire deux fois. Je m’exécute. Je suis tellement excitée que je jouis en quelques minutes en poussant un cri de soulagement.

À peine mon vagin a-t-il fini de convulser, que mon amant retire sa queue et me m’ordonne de me mettre à genoux. Docile, j’obéis.

Il ne se passe que quelques secondes avant que je sente un liquide chaud se répandre sur mes seins. Je sens des gouttes s’écouler sur mes cuisses.

Je lui laisse le temps de redescendre.
Mais quand je veux me lever, il m’arrête. « Reste là. Tu ne bouges pas. Tu n’enlèves pas ton bandeau. »
« Mais… je ne me nettoie pas? »
« Non. Tu ne touches à rien avant que je ne te le dises. »
Ce sur quoi il s’en va.

Le temps semble effroyablement long.
J’entends des bruits, des sons. De l’eau qui coule, le frigo qui s’ouvre, puis une porte qui claque.

Une porte porte qui claque ?…
Il est sérieusement parti ? !
Saleté !

3 réflexions sur “Escale de retrouvaille

  1. C’est une forme de retrouvaille que je ne connais pas spécialement bien… Je suis plutôt du style à offrir un verre ou un café et à papoter mais j’avoue que présentée comme cela, c’est plutôt sympathique ^^.
    Bon par contre, partir comme ça sans rien dire, j’trouve ça légèrement égoiste. Ca fait vraiment, « j’tire mon coup et je me casse ». Bon c’est un avis très personnel bien entendu.

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