Histoire de…

C’est une histoire de corps.
Non.
C’est d’abord une histoire de dos.

Un dos qu’on devine.
Un dos qu’on fantasme.
Un dos qui se dévoile.
Un dos qu’on touche.
Un dos dont on a envie.

Ça commence par un dos qu’on masse au travers d’une chemise.
La chemise tombe.
Des mains sèches massent la peau chaude et douce du dos.
Le dos est taillé en V.
Il est ferme. Dessiné. Sculpté.
Le bassin lui est fermement calé sur le bas du dos.
Posé sur les fesses. Fermes aussi.
Les mains versent de l’huile sur le dos. Elles l’étalent.
Les mains glissent sur dos.
Elles sont des lèvres. Elles sont des langues.
Le bassin ondule imperceptiblement sur les fesses.
Le désir est déjà là.
Il se tait. Il attend.
Les mains remontent de plus en plus haut sur le cou.
Elles descendent de plus en plus bas sur les fesses.
Elles s’aventurent de plus en plus franchement sur les flancs.
Le buste se retourne.
Il se redresse. Il se rapproche.
Le souffle se fait court.
Le désir ne se tait plus.
Les lèvres se toisent.
Elles se connectent.
Les langues se goûtent. Elles s’apprivoisent.
Les torses se pressent.
Les mains s’engouffrent sous les tissus. Elles cherchent la peau.
Elles cherchent les nuques.
Elles cherchent les seins.
Les bouches les devancent.
Les vêtements sont de trop.
Les peaux veulent se toucher.
Les sexes aussi.
La verge se dresse hors de sa prison.
Les doigts écartent l’étoffe superflue.
Le membre s’enfonce dans la moiteur. Les dents se plantent dans la chair.
Les ongles lacérent les dos.
Les gouttes de sueur perlent sur les fronts.
Les corps sont emboîtés.
Les mouvements crus. Primitifs. Brutaux.
Les sexes sécrètent.
La bouche veut goûter.
Le corps est soulevé.
Il est renversé sur le dos.
Les jambes sont écartées.
La tête plonge.
La langue lappe le jus.
La bouche aspire.
La langue virevolte au dessus de la rondelle .
Elle s’y enfonce. Elle la détend. Elle la prépare.
La langue laisse la place au doigt.
Et au second.
Et au troisième.
La bouche s’active ailleurs. Pas très loin.
Les reins se cambrent.
Le plaisir explose.
Il jaillit.
Il inonde les corps.
La première bataille n’a pas le temps de s’achever. Le suivante se profile…

C’est une histoire de dos.
Non.
En fait c’est une histoire de peaux.

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